Lors de la journée du 22 septembre, l’Université de Nanterre a organisé une journée dédiée à l’arrivée des nouveaux élèves sur le campus, avec un événement spécifique pour la présentation des associations présentes sur le campus. La journée spéciale, nommée « Crémaillère de la Maison de l’étudiant·e », a été le cadre d’un d’un show de strip-tease drag au centre des bâtiments de l’Université et des tentes présentes pour l’événement.
Déjà marquée par l’écriture inclusive dans le nom de l’événement, l’Université a donc accueilli l’ensemble des associations étudiantes : sportives, événementielles, de lecture ou encore de chant. Parmi elles étaient présentes deux associations étonnantes : Atelier Drag Nanterre, association étudiante organisant des spectacles de drag, ainsi que le Collectif des Sans-Facs, représentant les élèves n’ayant pas obtenu d’admission à l’université.
Le spectacle de strip-tease a été organisé par l’association étudiante Atelier Drag Nanterre. Filmé et rapidement diffusé sur les réseaux sociaux, on voit dans les vidéos deux femmes réalisant des danses et des chorégraphies, accompagnées de drapeaux représentant la communauté lesbienne, sur une scène située au centre du dispositif d’accueil des étudiants et des tentes des associations.
On peut aussi entendre dans ces vidéos les musiques choisies pour cette performance, telles que « Anarcho Ballade en Do mineur » de Joey Glüten, revendiquant une portée anticapitaliste et anarchiste à l’événement.
L’association étudiante Atelier Drag Nanterre, présente sur le campus de l’Université, est soutenue par Culture Zone Nanterre, La Boussole 92 et Le Refuge, trois associations pro-LGBT. Elle organise un drag show annuel financé par la CVEC, le CROUS de Versailles et l’Université Paris Nanterre. Des sources de financement payées directement par les élèves par le biais de la CVEC (105 € par an et par élève), mais aussi par les financements publics par le biais du CROUS, qui se nourrit de financements étatiques, régionaux et locaux.
Une polémique qui fera, en plus, écho aux grèves lancées par le personnel des cantines universitaires du CROUS qui, depuis le lancement des repas à 1 € pour les étudiants, a lancé une grève dans plusieurs universités pour dénoncer le manque de moyens et d’effectifs pour le bon fonctionnement du service.