Un événement Harry Potter à Londres pris pour cible par des militants pro-trans

Plusieurs militants pro-LGBT engagés pour les droits des personnes trans ont pris pour cible le tapis rouge d’une représentation de gala de Harry Potter et l’Enfant maudit, au Palace Theatre de Londres, le jeudi 15 octobre 2026. Ils se sont allongés sur le tapis rouge pendant l’arrivée des invités, avant d’être évacués par la sécurité.

Plusieurs manifestants masqués ont envahi le tapis rouge alors que des célébrités arrivaient pour assister à une version raccourcie de la pièce. L’un d’eux portait un tee-shirt sur lequel était inscrit « Rowling money kills » (« l’argent de Rowling tue »).

Les agents de sécurité les ont rapidement retirés du tapis rouge, certains manifestants étant tirés par les bras.

Les militants ont notamment scandé : « Quand les droits trans sont attaqués, que faisons-nous ? Debout, ripostez ! » et « Rowling finance la transphobie ! Boycottez J.K. Rowling ! »

Le collectif Guild of Angry Transsexuals a revendiqué l’organisation de l’action auprès de Variety. Il ne s’agit pas d’une organisation institutionnalisée et le collectif semble très récent, ses plus anciennes publications remontant au 24 juillet 2026. Il avait déjà mené une action à la Tavistock Clinic, à Londres, un centre spécialisé dans la santé mentale, en déployant une banderole et en prononçant un discours demandant la fin des prérequis de suivi psychologique pour les transitions de genre au Royaume-Uni.

Une participante a expliqué que l’objectif était de rappeler aux spectateurs que l’achat de billets finance, selon le collectif, l’empire médiatique de J.K. Rowling ainsi que des actions juridiques qu’il juge hostiles aux personnes trans.

L’action s’inscrit dans une série de manifestations et d’appels au boycott ciblant des événements liés à l’univers Harry Potter, en opposition à J.K. Rowling, à ses positions sur les questions transgenres ainsi qu’au J.K. Rowling Women’s Fund, créé en 2025 pour financer des causes liées aux « droits des femmes fondés sur le sexe », notamment dans le sport, le travail et les espaces non mixtes.

Neil Blair, agent littéraire de J.K. Rowling, a condamné l’irruption. Il a déclaré respecter l’activisme pacifique et la liberté d’expression, mais a estimé que cette action avait mis en danger le public, les comédiens et le personnel du théâtre.

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