Le gouvernement britannique a annoncé un fonds de 21 millions de livres destiné à financer, sur trois ans, des ONG internationales et des organisations locales qui défendent les droits LGBT+ dans le Sud global, notamment en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique.
Les 21 millions de livres annoncés pour la période 2026-2029 s’inscrivent dans un programme plus large de 40 millions de livres sur cinq ans (2023-2028) consacré à la promotion des droits LGBT+ à l’international.
Selon les synthèses publiées, ce financement combine principalement de l’aide publique au développement (ODA), à hauteur d’environ 19,5 millions de livres, ainsi qu’une part plus réduite hors ODA (environ 1,5 million de livres) destinée à des actions diplomatiques et de plaidoyer.
Le descriptif officiel du programme du Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) précise quatre grands axes de financement auxquels contribuent ces 21 millions de livres :
- Soutien direct à des organisations militantes pro-LGBT+ sur le terrain ;
- Appui technique et juridique pour réformer des lois pénales, des politiques publiques ou des pratiques policières jugées discriminatoires ;
- Production de données, recherche, suivi et conseils en matière de politiques publiques concernant la situation des personnes LGBT+ ;
- Renforcement des capacités des organisations locales et des réseaux militants.
Les organisations financées, toutes militantes pro-LGBT+, comme Urgent Action Fund Latin America and the Caribbean, Kaleidoscope Trust, GiveOut, UHAI EASHRI ou encore The Other Foundation, sont dénoncées par des acteurs locaux pour leurs ingérences occidentales en faveur des causes LGBT+, menant un lobbying actif visant à influencer les politiques publiques de pays africains et sud-américains.
Cette situation est notamment illustrée par le cas de Human Dignity Trust, dont l’obtention du statut d’association d’intérêt public avait dans un premier temps été refusée, la commission d’attribution estimant que ses activités étaient trop « politiques », avant que l’organisation ne bénéficie malgré tout de financements du gouvernement britannique dans le cadre de ce programme.
Une fois de plus, les gouvernements occidentaux montrent leur capacité à utiliser l’argent du contribuable pour intervenir dans la politique de pays du Sud et y promouvoir leurs visions militantes partout où cela leur semble possible.