L’un des chefs des grooming gangs pakistanais a été libéré au Royaume-Uni

Shabir Ahmed est le chef du gang de Rochdale, condamné pour des dizaines de viols et d’agressions sexuelles sur des adolescentes, qui vient d’être libéré sous licence, mais que le Royaume-Uni ne peut expulser vers le Pakistan à cause d’une loi datant de 1971.

Shabir Ahmed, 73 ans, est un homme d’origine pakistanaise arrivé au Royaume‑Uni à la fin des années 1960 et vivant dans la région de Rochdale/Oldham.

Il était le chef d’un groupe de neuf hommes qui ont, de manière organisée, agressé sexuellement des fillettes âgées de 12 à 16 ans, en les attirant avec de la nourriture, des cigarettes et de l’alcool, puis en les livrant à des viols répétés.

En 2012, il a été condamné dans deux procès distincts : devant la Liverpool Crown Court pour viol, aide au viol, agressions sexuelles et trafic à des fins d’exploitation sexuelle, et à Manchester pour 30 chefs d’accusation de viol sur enfant. Au total, il a reçu des peines concurrentes de 19 à 22 ans d’emprisonnement pour ses crimes.

Après environ 14 ans derrière les barreaux, Ahmed a été libéré début juillet 2026 « sous licence », sous contrôle, avant la fin théorique de sa peine.

Selon les documents envoyés aux victimes et selon les médias, il vit désormais dans un logement encadré 24 h/24, porte un bracelet GPS, est inscrit à vie au registre des délinquants sexuels, est soumis à un couvre-feu et à des zones d’exclusion couvrant Rochdale et Oldham.

Il ne peut cependant être expulsé, comme beaucoup de citoyens le demandent au vu de sa dangerosité et de la double nationalité britannique et pakistanaise qu’il détenait encore au moment de sa condamnation. Il a depuis été déchu de sa citoyenneté britannique pendant qu’il était en prison.

Le gouvernement avait promis qu’une fois sa peine purgée, il serait renvoyé au Pakistan ; pourtant, les victimes ont appris en 2026 qu’il ne pouvait pas être expulsé en raison des protections de l’Immigration Act 1971.

Cette loi contient une clause qui interdit le renvoi de ressortissants du Commonwealth arrivés au Royaume-Uni avant 1973 et résidents de longue durée, catégorie dans laquelle Ahmed entre, empêchant sa déportation malgré la perte de sa citoyenneté britannique.

Un symbole de plus de l’échec des autorités, d’une part face aux grooming gangs qui, selon des experts, sévissent toujours sous la protection d’autorités bien conscientes de la situation, et, d’autre part, face à l’immigration incontrôlée, qui enferme le pays avec les pires criminels, protégés dès lors que ceux-ci ont réussi à rejoindre le territoire.

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