La FIFA autorise le port du kirpan sikh dans l’enceinte des stades de la Coupe du monde 2026

La FIFA a confirmé, dans un échange avec la World Sikh Organization of Canada (WSO), que les supporters sikhs pourront porter le kirpan, le couteau cérémoniel traditionnel de leur religion, dans les sites accueillant la Coupe du monde 2026 au Canada.

La World Sikh Organization of Canada précise que la FIFA a confirmé les dispositions suivantes pour les enceintes placées sous son contrôle à Toronto et Vancouver durant le Mondial 2026 : les sikhs pourront assister aux événements organisés dans ces stades tout en portant le kirpan, à la suite d’un travail de plaidoyer mené par la WSO auprès de l’instance internationale.

Cette autorisation est soumise à quelques conditions : la lame du kirpan ne devra pas excéder 10 cm ; celui-ci devra être solidement gainé et attaché de manière sécurisée à l’aide d’un tissu ou d’une ceinture ; enfin, il devra demeurer en permanence dissimulé sous les vêtements et ne jamais être visible dans l’enceinte du stade ou dans le périmètre placé sous contrôle de la FIFA.

La WSO présente cette décision comme un « accommodement » accordé aux supporters sikhs, fruit de discussions avec la FIFA et du soutien de responsables politiques municipaux, provinciaux et fédéraux canadiens.

L’autorisation du kirpan s’inscrit pourtant dans le cadre d’un dispositif de sécurité particulièrement strict mis en place pour la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord. Les organisateurs imposent en effet d’importantes restrictions concernant la taille et la nature des objets autorisés dans les stades, notamment pour tout ce qui peut être assimilé à une arme potentielle. Ayant même ajouter sur la liste des objects interdit dans les stades les bouteilles d’eau.

Cette situation met en lumière la rigueur à deux vitesses dans l’application des règles de sécurité de la compétition, la dérogation accordée aux sikhs leur permettant d’introduire une arme blanche, au sein des stades, au nom de la diversité.

Cette autorisation rappelle la jurisprudence canadienne relative au kirpan, notamment l’arrêt Multani de la Cour suprême du Canada, dans lequel une interdiction totale avait été jugée « disproportionnée ». Cette décision a durablement influencé la manière dont les institutions canadiennes appréhendent le port du kirpan dans les espaces publics.

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