L’Union européenne, après un vote du Parlement, a instauré sa nouvelle loi de contrôle des messageries en ligne, Chat Control. C’est une prolongation de la dérogation temporaire permettant aux plateformes de détecter certains contenus liés aux abus sexuels sur mineurs dans des communications non chiffrées. Le texte a ensuite été transmis au Conseil, avec un horizon d’application indiqué jusqu’au 3 avril 2028, si le Conseil l’approuve.
Malgré une majorité simple de députés favorable au rejet du texte, la loi est tout de même instaurée, car une majorité absolue était nécessaire pour le bloquer : 314 voix pour le rejet, 276 contre et 17 abstentions.
Il est aussi important de rappeler que la loi avait déjà été rejetée par le Parlement lors d’un vote précédent, le 26 mars 2026, et que son retour n’a été permis que par une réduction de la portée de l’accès, qui devait initialement être complet sur l’ensemble des messageries, chiffrées ou non, ouvrant ainsi l’ère de la surveillance de masse en Europe.
La seule protection obtenue par le Parlement est l’ajout d’un amendement visant à exclure les communications protégées par chiffrement de bout en bout, qui ne devrait cependant pas durer, avec des rumeurs évoquant une version 2.0 de la loi mettant fin à toute exemption.
Une dérive autoritaire et plus qu’orwellienne, qui s’inspire des plus grandes dystopies pour nous proposer une loi de surveillance de masse rejetée par deux fois, et pourtant instaurée dans un agenda européen déjà écrit, qui ne semble garder de la démocratie que le nom.
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