La FIFA rejette la demande d’interdiction des drapeaux LGBT pour le match Iran–Égypte

La FIFA a rejeté la demande de l’Iran et de l’Égypte visant à interdire les drapeaux LGBT (drapeaux arc-en-ciel) ainsi que les symboles Pride lors de leur match de la Coupe du monde 2026 à Seattle, choisi comme « Match des Fiertés ».

Pour rappel, pour la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, un tirage au sort effectué le 8 décembre avait désigné la rencontre Iran–Égypte comme « Match des Fiertés ». Cette rencontre doit donner lieu à différentes célébrations ainsi qu’à la mise en avant d’œuvres d’art réalisées par des militants LGBT.

Les fédérations iranienne et égyptienne ont demandé à la FIFA d’interdire les drapeaux arc-en-ciel ainsi que, plus largement, les symboles et messages liés aux droits des personnes LGBTQ+ pendant cette rencontre du Mondial.

Les deux pays criminalisent en effet l’homosexualité. En Iran, les relations homosexuelles sont illégales au regard de la loi islamique et peuvent être punies de la peine de mort. En Égypte, si l’homosexualité n’est pas explicitement criminalisée, elle fait régulièrement l’objet de poursuites sur le fondement de dispositions relatives à la « débauche » ou à la morale publique.

L’Iran a notamment demandé que toute « activité de promotion » ou cérémonie en soutien aux personnes LGBTQ+ soit interdite dans le stade, tandis que l’Égypte a officiellement déclaré rejeter « toute activité liée au soutien à l’homosexualité » pendant le match.

Le 25 juin, la FIFA a confirmé publiquement qu’elle n’interdirait pas les drapeaux arc-en-ciel dans le stade à l’occasion de la rencontre Iran–Égypte, malgré les objections des deux fédérations.

Dans une déclaration, l’instance rappelle que la Coupe du monde 2026 est un événement inclusif et que « les déclarations générales en faveur des droits humains, y compris les drapeaux arc-en-ciel et les autres drapeaux représentant l’orientation sexuelle et l’identité de genre, sont autorisées ».

Le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, a dénoncé la participation à ce match comme un « comportement déraisonnable qui soutient un groupe spécifique », en référence aux personnes LGBTQ+, et a réaffirmé l’opposition du pays à toute visibilité Pride dans le stade.

Du côté égyptien, la Fédération a réitéré qu’elle « rejette totalement » toute initiative « liée au soutien de l’homosexualité » pendant la rencontre, estimant que ces activités sont incompatibles avec les « valeurs culturelles, religieuses et sociales » de l’Égypte et de l’Iran.

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