Le 1er avril 2026, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté un texte interdisant le port de « signes confessionnels » ou « convictionnels » pour le personnel de l’enseignement officiel dans la Fédération.
Le texte a été adopté en séance plénière par la majorité du Mouvement réformateur (centre droit) et Les Engagés (centre). Le vote a été présenté comme définitif, avec une entrée en vigueur annoncée pour la rentrée suivante.
La proposition émane de la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny (MR), qui souhaitait interdire les signes religieux visibles dans l’enseignement officiel. Le texte vise un ensemble large de personnels : enseignants, directions, éducateurs, stagiaires, personnels administratifs, ouvriers, agents d’entretien, cuisiniers, personnels PMS, ainsi que ceux des internats et des centres de plein air.
L’objectif est la neutralité de l’espace scolaire et la prévention des pressions religieuses ou idéologiques dans les établissements.
D’un point de vue juridique, le texte s’appuie sur plusieurs jurisprudences. La Cour constitutionnelle a validé, le 4 juin 2020, une interdiction générale des signes convictionnels visibles dans le règlement intérieur d’une haute école bruxelloise, estimant que cette mesure ne violait ni la Constitution ni la Convention européenne des droits de l’homme. Par ailleurs, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté le recours de trois élèves musulmanes belges qui contestaient l’interdiction de porter des signes religieux visibles dans les écoles du réseau d’établissements de l’enseignement officiel de la Communauté flamande.