La Ville de Berne s’excuse après l’expulsion d’une femme trans d’une zone naturiste réservée aux femmes

À Berne, en Suisse, une femme trans a été expulsée d’une zone naturiste réservée aux femmes de la piscine du Marzili, avant que la Ville considère qu’elle avait fait une erreur, présenter ses excuses et affirmer qu’elle était bien en droit d’y accéder.

Le dimanche 28 juin 2026, une femme trans entre dans le secteur naturiste réservé aux femmes (« Paradiesli ») de la piscine en plein air du Marzili, à Berne. À la suite de plaintes formulées par plusieurs baigneuses, le personnel lui demande de quitter les lieux. Refusant de partir, au motif qu’elle estimait être dans son droit, la direction fait appel à la police cantonale. Les policiers interviennent, menottent la femme trans et l’évacuent du secteur naturiste, avant de la conduire au poste de police, d’où elle est relâchée dans la soirée.

Dès le lendemain, la Ville de Berne publie un communiqué reconnaissant que cette expulsion constituait une erreur et précise que la femme trans était bien autorisée à accéder à l’espace naturiste réservé aux femmes.

La Direction de l’éducation, des affaires sociales et des sports indique qu’elle « regrette vivement » cette décision, présente ses excuses à la personne concernée et annonce qu’elle clarifiera les règles d’accès auprès de son personnel.

Les directives internes de la Ville prévoient en effet que « toutes les personnes qui s’identifient comme des femmes et vivent en tant que telles ont accès à l’espace nudiste facultatif Paradiesli » et que le genre officiellement inscrit sur la carte d’identité fait foi. La femme trans étant officiellement enregistrée comme femme, elle respectait donc le règlement d’accès en vigueur.

Une décision supplémentaire des autorités locales privilégiant l’idéologie LGBT à la sécurité et à la tranquillité des femmes. À l’origine de l’intervention, ce sont en effet plusieurs baigneuses qui avaient signalé qu’elles n’étaient pas à l’aise avec la présence d’une personne transgenre dans cet espace naturiste réservé aux femmes, ce qui met en lumière le malaise suscité par ce type de directives auprès des usagères victimes de cette situation.

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