Le président du Portugal met son veto à la loi interdisant l’affichage de drapeaux LGBT sur les bâtiments publics

Le président du Portugal, António José Seguro, a mis son veto à un projet de loi visant à instaurer une interdiction de l’affichage de drapeaux idéologiques sur les bâtiments publics du pays, s’opposant ainsi à la décision de la représentation nationale.

Le Parlement portugais avait adopté, le 17 avril 2026, une proposition de loi visant à interdire, sur et dans les bâtiments publics, l’affichage de drapeaux « idéologiques, partisans ou associatifs ». La mesure visait explicitement des symboles comme le drapeau LGBT, mais également les drapeaux de partis politiques, de clubs sportifs, d’associations et d’autres causes ou mouvements.

Le texte prévoyait d’interdire le déploiement, sur les bâtiments publics, façades, monuments, mâts et espaces intérieurs à usage officiel, de tout drapeau ne constituant pas un symbole officiel de l’État. Les drapeaux étrangers demeuraient autorisés, mais uniquement dans un cadre diplomatique ou protocolaire.

L’initiative avait été portée par Chega, parti de droite portugais. Elle avait reçu le soutien des principaux groupes de droite et du centre représentés au Parlement, permettant l’adoption du projet de loi. Toutefois, le président de la République a utilisé, le 10 juin, son veto politique, renvoyant ainsi le texte devant l’Assemblée de la République pour une nouvelle délibération.

Selon le président de la République, António José Seguro, affilié au Parti socialiste portugais et entré en fonction le 9 mars 2026, il n’existe aucun obstacle à l’affichage de drapeaux symbolisant des causes humanitaires, à condition que cela se fasse dans un contexte approprié, avec proportionnalité et sans détourner les finalités propres à la fonction exercée.

Pour justifier son veto, il a également estimé que les « bannières idéologiques » pouvaient, dans certains cas, représenter des valeurs du Portugal ou traduire des engagements internationaux auxquels le pays a souscrit.

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