Les Irlandais manifestent à la suite d’une tentative de meurtre commise par un immigré soudanais

Depuis le 9 juin 2026, l’Irlande du Nord connaît une nouvelle vague de manifestations anti-immigration à la suite d’une tentative de meurtre attribuée à un migrant soudanais. Le mouvement est parti de Belfast, dans un contexte encore marqué par les émeutes qu’avait connues le Royaume-Uni en 2025.

Le 8 juin 2026 au soir, un homme d’environ 40 ans est grièvement blessé lors d’une attaque au couteau dans le nord de Belfast. La vidéo de l’agression, diffusée sur les réseaux sociaux, montre un homme armé d’un couteau poignardant à plusieurs reprises la victime au niveau du cou et du visage. Des témoins décrivent une tentative de décapitation qui aurait été stoppée grâce à l’intervention de passants.

L’agresseur est un homme soudanais de 30 ans, présenté comme réfugié ou demandeur d’asile selon plusieurs médias. Il est accusé de tentative de meurtre, de port d’arme en public et de menaces de mort. Il a été placé en détention provisoire après une comparution devant le tribunal. Selon plusieurs sources, il aurait obtenu en 2023 un visa valable cinq ans à la suite d’une demande d’asile.

Des figures et groupes de droite appellent alors en ligne à des manifestations contre l’immigration et la montée des violences entre les communautés, rappelant notamment le récent assassinat de Henry Nowak.

À la suite de ces appels, à Belfast, des groupes de manifestants ont bloqué des routes, eu des altercations avec la police et incendié des véhicules, notamment dans des zones où vivent des migrants. Le Police Service of Northern Ireland (PSNI) signale l’évacuation de plusieurs familles dont les habitations ont été prises pour cible et évoque des attaques explicitement dirigées contre des communautés migrantes.

D’autres manifestations ont été organisées dans plusieurs villes d’Irlande du Nord et au-delà. Des incidents ont notamment été signalés à Portadown, tandis que des rassemblements ont eu lieu à Glasgow et Édimbourg, en Écosse, ainsi qu’à Southampton, en Angleterre.

La Première ministre d’Irlande du Nord, Michelle O’Neill, pro-immigration, évoque des « familles terrorisées » et parle de groupes masqués qui « mettent le feu à des maisons » afin d’intimider les minorités. Elle qualifie ces violences d’actes n’ayant « aucune excuse ni justification ». Une condamnation également relayée par Hilary Benn, secrétaire d’État britannique pour l’Irlande du Nord, qui décrit les auteurs de ces actes comme des « délinquants masqués ».

Mais aucun des gouvernants ne semble s’interroger sur sa propre responsabilité dans ces événements, liés à une politique pro-immigration en profond décalage avec les aspirations de la population.

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