La « journée spéciale contre les discriminations » de la Ligue de Football Professionnel a eu lieu le week-end des 24–26 avril 2026, au cours de la 31e journée de Ligue 1 et de la 32e journée de Ligue 2, marquant la fin de la journée contre les LGBTphobies organisée depuis plusieurs années.
Depuis 2019, la Ligue 1 organisait une journée annuelle de lutte contre l’homophobie avec plusieurs symboles visibles : numéros floqués aux couleurs arc-en-ciel, brassards et badges LGBT, ainsi qu’une communication officielle spéciale pour cette journée de championnat, très marquée par son militantisme.
Dès son lancement, on assiste à de nombreuses contestations de la part des supporters et des clubs. Plusieurs joueurs ont refusé de porter ces signes pour des raisons religieuses, comme le joueur égyptien de Nantes Mostafa Mohamed, qui avait refusé de jouer.
De nombreux observateurs dénoncent déjà, à son lancement, la polarisation de telles décisions militantes, qui scindent les supporters et s’ajoutent à une longue liste de sanctions visant des groupes de supporters souvent accusés d’homophobie pour leurs chants et banderoles, parfois sans compréhension, de la part des autorités, du sens donné par ces derniers. Ces actions sont également encouragées par des associations pro-LGBT, amenant en justice plusieurs groupes.
Dès 2023, la Ligue a commencé à opérer plusieurs modifications à sa ligne initiale, très marquée et militante, face à la controverse, avec une suppression progressive des numéros arc-en-ciel, remplacés par des éléments plus discrets (patchs, brassards), ainsi qu’un allègement de la communication.
L’année 2026 marque ainsi la fin du dispositif dont le nom (journée contre les LGBTphobie) a été le symbole d’une campagne de communication maladroite et a suscité davantage de controverses et de critiques que d’adhésion ou de succès auprès des suiveurs du football, qui ne se reconnaissent pas dans une communication forcée et militante, imposée aux clubs et aux joueurs.
Cette saison, on découvre dans son communiqué que la Ligue a décidé la suppression définitive et complète de tout symbole arc-en-ciel sur les maillots, l’abandon du dispositif central utilisé depuis plusieurs années et le changement de nom (désormais “journée spéciale contre les discriminations”)
La campagne centrée sur les thématiques LGBT a en effet été remplacée par une campagne plus large contre toutes les discriminations, moins clivante et plus universelle, avec l’inscription de prénoms de victimes de discriminations sur les maillots. Il s’agit d’une décision cohérente et importante afin que la Ligue et les clubs puissent représenter au mieux les joueurs, les supporters et leurs réalités diverses, sans imposer un point de vue idéologique, au risque de créer des divisions.