À Harvard University, la spécialisation “Women, Gender, and Sexuality Studies” ne compte plus que deux étudiants

Le journal de l’Harvard Crimson, publié le 21 avril 2026, indique que seulement deux étudiants auraient choisi la spécialité Women, Gender, and Sexuality Studies (études des femmes, du genre et de la sexualité) comme spécialisation principale pour leur seconde année d’études à l’université, et une vingtaine comme mineure.

Le programme en Women, Gender, and Sexuality Studies de Harvard University existe depuis 2004-2005. Harvard le présente comme un champ interdisciplinaire couvrant l’histoire, la littérature, les sciences sociales, les visual studies, l’anthropologie, la sociologie, les LGBT studies, la science politique, la psychologie et la biologie.

Harvard décrit cette spécialisation comme une formation qui étudie la manière dont les idées de genre et de sexualité influencent les politiques publiques, les droits civiques, la santé, la religion, l’éducation, le droit et les représentations culturelles. L’établissement précise aussi que les étudiants peuvent suivre ce cursus en tant que majeure, mineure ou au niveau doctoral. Il ne s’agit pas d’une matière unique, mais d’un ensemble de cours interdisciplinaires et de recherches autour du genre, de la sexualité, du féminisme et des questions LGBTQ+.

En France, on retrouve plusieurs formations similaires dans les universités, comme à Université Paris 8, qui propose un département d’études de genre et de sexualité en master 1, master 2 et doctorat, avec une approche interdisciplinaire. L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne propose également un master Études sur le genre, créé en 2019. L’Institut du Genre recense plusieurs masters en France, notamment à Montpellier 3 et Lille, ainsi que d’autres parcours liés aux études de genre.

Si, aux États-Unis, le mouvement semble s’affaiblir, même dans les universités les plus connotées à gauche comme Harvard, il semble que la France résiste encore à cette évolution, bien aidée par la quasi-gratuité des études, bien loin des dizaines de milliers de dollars de frais annuels obligeant les étudiants américains à choisir plus stratégiquement leurs études et à maximiser leurs chances d’insertion professionnelle.

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