Le gouvernement suédois déclare stopper l’utilisation du terme “islamophobie” au profit de “racisme antimusulman »

Le gouvernement suédois a annoncé, le 24 avril 2026, sa décision de ne plus employer le mot « islamophobie » et de lui préférer l’expression « racisme antimusulman ». La ministre des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, a expliqué que « phobie » suggère des peurs irrationnelles individuelles, alors que l’exécutif souhaite désigner un phénomène de discrimination et de racisme.

Selon la ministre, le terme « islamophobie » est trop vague et peut brouiller la distinction entre critique d’une religion et haine visant des personnes. L’exécutif suédois estime que « racisme antimusulman » décrit mieux les actes concrets qu’il entend combattre, notamment les discriminations et les crimes de haine.

Le changement a été confirmé lors d’un débat au Parlement suédois et prolonge une évolution déjà amorcée dans le plan d’action contre le racisme et les crimes de haine adopté en décembre 2024, qui cherchait à cartographier l’ampleur du racisme en Suède, avec un focus particulier sur le racisme antimusulman et d’autres minorités. L’objectif affiché était de « rendre visible » la vulnérabilité de certains groupes afin de mieux la combattre.

Ce choix de passer du terme « islamophobie » à « racisme antimusulman » est une excellente nouvelle pour la liberté d’expression, car il fait enfin la distinction entre la critique de l’islam en tant que religion et les actes de haine ou de violence envers les membres de la communauté en raison de leur appartenance réelle ou supposée. Amalgame souhaité et alimenté par de nombreux mouvements extrémistes religieux islamistes pour empêcher toute critique de leur mouvance et de leurs dérives.

Stockholm a déjà annoncé qu’il souhaitait, en plus de ce changement au niveau national, promouvoir ce vocabulaire dans les enceintes européennes et onusiennes.

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