Le 20 mars 2026, le Parlement portugais a adopté en première lecture trois projets de loi visant à réformer la loi de 2018 sur l’identité de genre, qui avait largement facilité le changement de sexe et de prénom, y compris pour les mineurs, ainsi qu’une proposition visant à supprimer la possibilité de prescrire des bloqueurs hormones aux mineurs.
Ces textes, portés par le Parti social-démocrate (PSD, droite), le parti d’extrême droite CHEGA et le CDS-PP (centre droit), ont été adoptés par 151 voix contre 79, mais doivent encore passer en commission avant un vote définitif.
Les principales mesures envisagées incluent la réintroduction d’une obligation médicale pour modifier la mention de genre ou de prénom à l’état civil. Il serait à nouveau nécessaire de présenter un avis médical ou psychiatrique, mettant fin au principe d’autodétermination instauré en 2018.
Elles prévoient également la mise en place de plusieurs protections pour les mineurs, comprenant l’interdiction de tout changement de prénom ou de genre à l’état civil pour les moins de 18 ans, ainsi que l’interdiction des bloqueurs de puberté et d’autres traitements hormonaux.
Le gouvernement et le Parlement restent à ce stade au niveau de la première lecture. La loi actuelle de 2018, pro-LGBT, demeure en vigueur tant que les textes ne sont pas adoptés définitivement. Ce vote constitue toutefois un signal clair et positif en faveur de la mise en place de meilleures protections pour les enfants et de régulations renforcées concernant les changements d’identité, traduisant une volonté de bon sens.