L’Union européenne alloue 11 millions d’euros à la lutte contre l’utilisation de la masculinité dans les mouvements nationalistes

L’Union européenne a alloué environ 11,1 millions d’euros à quatre projets de recherche dans le cadre du programme Horizon Europe, sur le thème « Rôles de genre dans les mouvements extrémistes et leur impact sur la démocratie ». Ces projets visent à analyser comment les mouvements d’extrême droite mobilisent les idées de genre associées à la masculinité pour séduire les jeunes hommes, et à proposer des outils pour « renforcer la démocratie » et la « justice de genre ».

Ces financements relèvent de la politique Horizon Europe et, plus particulièrement, de son programme « Culture, créativité et société inclusive », dans la catégorie « Recherche innovante sur la démocratie et la gouvernance ».

Le projet, lancé en 2024, disposait d’un budget initial de 9 millions d’euros, destiné à financer trois projets à hauteur de 2 à 3 millions d’euros chacun.

Au final, trois projets ont été financés dans le cadre de cet appel, pour un montant total de 8,63 millions d’euros, tandis qu’un quatrième projet, chiffré à 2,49 millions d’euros, a été financé dans le cadre d’un appel antérieur intitulé « Féminismes pour une nouvelle ère de démocratie », portant le total à 11,1 millions d’euros.

Les quatre projets sont les suivants :

  • Développer des interventions promouvant des modèles de « masculinité démocratique » auprès des jeunes hommes, en partenariat avec des organisations œuvrant pour la justice de genre, pour un montant de 3,01 millions d’euros, projet réalisé par l’Université d’Amsterdam ;
  • Étudier et intervenir sur les constructions de genre au sein des groupes de jeunesse d’extrême droite et parmi leurs leaders, y compris les influenceurs en ligne, pour un montant de 3 millions d’euros, projet géré par la Fondation européenne pour la science de Strasbourg ;
  • Analyser la manière dont les leaders extrémistes « performent » la masculinité en ligne et dont leurs abonnés réagissent, puis produire des outils et des recommandations politiques « sensibles au genre », pour un montant de 2,62 millions d’euros, projet réalisé par l’Université de Galway, en Irlande ;
  • Enfin, étudier les mouvements féministes et « anti-genre » dans huit pays et dans cinq domaines politiques, notamment la migration et le marché du travail. Ce projet, achevé en juin 2025 et réalisé par ViLabs, en Grèce, a bénéficié d’un financement de 2,49 millions d’euros.

Le cahier des charges de l’appel précise que les projets doivent contribuer à comprendre et à lutter contre l’utilisation de la masculinité au sein des mouvements extrémistes, identitaires et nationalistes, ainsi que parmi les influenceurs et mouvements en ligne prônant des idées identitaires, nationalistes et réactionnaires, le tout dans « une perspective intersectionnelle ».

Il prévoit également le développement de « méthodes innovantes », d’approches politiques et d’outils destinés à lutter contre les récits et les idéaux identitaires et nationalistes.

Une fois de plus, l’argent du contribuable est dépensé par des technocrates européens non élus contre leurs propres intérêts, et toujours dans le but de lutter contre les idéologies prônant le nationalisme et le sentiment identitaire.

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