Des manifestations anti-migrants ont eu lieu ce week-end des 6 et 7 septembre 2026 dans plusieurs ports du sud de l’Angleterre, notamment à Douvres et Portsmouth, en réaction aux arrivées de migrants par petites embarcations depuis la France.
Des centaines de manifestants ont bloqué les routes menant au port de Douvres, stoppant le trafic des ferries et des cargos pendant plusieurs heures.
Ils scandaient notamment « Stop the boats » (« Arrêtez les bateaux »), en référence aux embarcations transportant des migrants, et cherchaient à stopper les traversées de la Manche afin de symboliser leur volonté de mettre fin aux arrivées de migrants depuis les côtes françaises.
Le dimanche 7 septembre à Portsmouth, après l’arrivée d’une grande embarcation transportant environ 140 migrants illégaux, interceptée dans la Manche puis débarquée à Eastney Marina, plusieurs centaines de manifestants, entre 200 et plus de 500 selon les estimations, se sont rassemblés dans la soirée.
Ils ont bloqué les routes autour de la marina et tenté d’empêcher le départ des bus et autocars chargés d’emmener les migrants vers le centre de traitement de Manston, dans le Kent. Des policiers antiémeutes ont alors été déployés pour affronter les manifestants et protéger les véhicules. Aucune arrestation immédiate n’a été annoncée.
Le Premier ministre Andy Burnham a qualifié les manifestants de « poison qui s’infiltre dans nos rues ». Emma Reynolds, membre du gouvernement, a quant à elle déclaré : « This is thuggish and intimidating behaviour » (« C’est un comportement de voyous et intimidant »).
La ministre chargée de la police, Sarah Jones, a également menacé les manifestants, indiquant que ceux qui franchiraient la ligne rouge « feront face à toute la force de la loi ».
Selon les chiffres du Home Office, chargé de l’immigration, environ 625 migrants illégaux sont arrivés au cours de la seule journée de dimanche, à bord de huit embarcations, à Douvres et Portsmouth. Sur l’année, 16 513 arrivées par petites embarcations auraient été enregistrées dans ces deux ports.
Des arrivées illégales protégées par les autorités, qui semblent ainsi préférer protéger le débarquement de nouvelles vagues de migrants plutôt que répondre aux demandes de leur propre population de stopper cette invasion.