40 % des personnes arrêtées lors des émeutes de Milan sont étrangères

À Milan, après les violences du dimanche 18 octobre 2026, 13 ressortissants étrangers figurent parmi les 32 personnes arrêtées, soit environ 40,6 % des arrestations. Sur ces 32 personnes arrêtées, 23 étaient mineures, soit environ 71,9 %.

Au total, 271 personnes ont été conduites au commissariat, dont 220 mineurs et 60 ressortissants étrangers. Parmi elles, 32 ont été arrêtées et 28 autres signalées aux autorités judiciaires. Le chiffre d’environ 80 % de mineurs correspond donc aux personnes conduites au commissariat, et non aux seules personnes arrêtées.

Selon Reuters, 13 des 32 personnes arrêtées dimanche étaient des ressortissants étrangers, représentant donc environ 40 % des arrestations effectuées ce jour-là à Milan.

Concernant le samedi 17 octobre, Sky TG24 rapporte un premier bilan national de 28 arrestations, dont 12 mineurs et 6 ressortissants étrangers, ainsi que 43 personnes signalées aux autorités judiciaires et 141 membres des forces de l’ordre blessés.

Les manifestations dénonçaient notamment la hausse du coût de la vie, le prix des carburants, la pression fiscale et la dégradation des services publics. Les rassemblements du samedi étaient organisés par le mouvement Italia in Piazza, poussé sur les réseaux sociaux par des comptes pro-Palestine et par des comptes liés au mouvement écologiste extrémiste italien des Soulèvements de la Terre.

Des groupes de jeunes, souvent masqués, ont ensuite pris le dessus sur le rassemblement et affronté les forces de l’ordre.

À Milan, des groupes ont lancé des pierres, des bouteilles, des pétards et différents objets contre les policiers. Des vitrines ont été brisées, des commerces pillés et un véhicule des carabiniers endommagé. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Les violences se sont poursuivies le dimanche avec de nouvelles dégradations et des pillages dans le centre-ville.

Des affrontements ont également été signalés dans d’autres villes, notamment à Bologne, Turin, Brescia et Bergame.

Giorgia Meloni a condamné les violences et convoqué une réunion consacrée à l’ordre public. Le gouvernement a ensuite travaillé sur un durcissement des dispositifs visant notamment les violences commises lors des manifestations et certains actes impliquant des mineurs.

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