La France insoumise et le Parti socialiste veulent supprimer l’obligation de fidélité dans le mariage

Le Parti socialiste et La France insoumise ont en effet déposé des amendements visant à supprimer le mot « fidélité » de l’article 212 du Code civil lors du vote sur la clarification du devoir conjugal sexuel, le 28 janvier 2026, à l’Assemblée nationale. Ces amendements ont été rejetés par les corapporteurs afin de préserver l’unanimité du vote.

Deux amendements strictement identiques ont ainsi été déposés, l’un par le groupe socialiste, l’autre par La France insoumise, dans le but de supprimer explicitement toute référence à la fidélité dans le Code civil.

Depuis la loi du 27 mars 1803, l’article 212 énonce pourtant les quatre piliers du mariage civil : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ». Ce texte est demeuré inchangé pendant plus de deux siècles, à l’exception d’une modification intervenue en 2006, à l’initiative de Robert Badinter, qui a ajouté le devoir de « respect » afin de renforcer la lutte contre les violences conjugales.

Pour justifier leur position, les socialistes ont soutenu que, selon eux, la fidélité relève désormais de la sphère morale privée et ne devrait plus être imposée par la loi. Selon Le Monde du 27 janvier 2026, ils estiment que « l’évolution de notre société tend à faire de la fidélité une question morale appartenant à chacun, et non une obligation légale imposée à tous ». Poussée à son terme, cette approche ouvrirait la voie à la reconnaissance juridique de formes de mariage non monogames, ce qui demeure aujourd’hui impossible en droit français.

Cette position s’inscrit dans une critique plus large du mariage en tant qu’institution. La France insoumise, qui a déposé un amendement identique, partage l’argument socialiste mais l’inscrit dans une remise en cause plus radicale du mariage, perçu comme un héritage patriarcal et une construction artificielle de l’État. Le mouvement défend une autonomie maximale des individus et considère que, même modernisé, le mariage demeure un instrument de contrôle social, une analyse qui rejoint certaines théories féministes radicales.

D’autres propositions jugées tout aussi farfelues ont par ailleurs été avancées par La France insoumise, notamment la création d’un « contrat d’amitié » accordant des avantages similaires à ceux du PACS. Ces initiatives s’inscrivent dans une même logique idéologique, visant à déconstruire le modèle familial traditionnel au profit d’une vision assumée d’une « nouvelle France » sans famille.

Face à ces amendements, les corapporteurs ont choisi de maintenir la mention de la fidélité dans l’article 212, afin d’éviter une bataille idéologique susceptible de transformer un vote technique de clarification juridique en un débat de fond sur l’institution du mariage. La proposition de loi adoptée rappelait d’ailleurs explicitement la portée juridique de cette notion, en précisant que le devoir de fidélité, lié au caractère monogamique du mariage, se traduit principalement par l’interdiction de l’adultère. Si celui-ci ne constitue plus un délit pénal depuis la loi du 11 juillet 1975, il demeure néanmoins une faute civile susceptible de fonder un divorce.

À l’échelle européenne, la France ne constitue pas une exception. Seuls quelques pays, comme la Suisse et les Pays-Bas, ne font plus de la fidélité une obligation légale du mariage. Aux Pays-Bas, celui-ci a été redéfini, à la suite de réformes récentes, comme un contrat civil largement dépourvu de normes contraignantes.

Une fois de plus, la gauche s’attaque aux normes et aux fondements mêmes de notre société afin de la remodeler selon ses idéaux de décadence et de disparition des normes familiales.

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