la police britannique annonce la fin des arrestations systématiques pour les messages sur les réseaux sociaux

Dans un communiqué récent publié par la police britannique sur les réseaux sociaux, la direction annonce la fin de l’enregistrement et de l’enquête systématiques sur les « non-crime hate incidents » (NCHI) en Angleterre et au pays de Galles, afin de libérer du temps policier pour les crimes réels et de limiter l’intervention dans les débats en ligne ordinaires.

Pour rappel, au Royaume-Uni, les incidents haineux non criminels (INCH) qualifient les actions ou les discours perçus comme démontrant une hostilité à l’égard des caractéristiques protégées d’une personne, telles que la race, la religion, l’orientation sexuelle ou le handicap.

Le Home Office a annoncé le 31 mars 2026 que les forces de police devront utiliser une définition plus restrictive des cas justifiant une intervention, avec un seuil davantage lié aux missions fondamentales de la police : prévention et détection des crimes, protection des personnes et des biens, et maintien de l’ordre public.

Selon ce texte, moins de signalements déclencheront automatiquement un enregistrement policier, et les incidents retenus ne seront plus traités avec un vocabulaire de type « suspect » et « victime ». Rappelons qu’en 2023 et 2024, l’Angleterre se plaçait au premier rang mondial pour le nombre d’arrestations liées à des messages sur les réseaux sociaux, avec plus de 12 000 cas, bien loin devant des pays autoritaires comme la Russie ou la Chine.

Le gouvernement affirme vouloir mettre fin à la « police des querelles ordinaires » et aux « petites disputes », notamment celles issues des réseaux sociaux, qui mobilisaient des ressources sur des affaires ne relevant pas clairement du pénal. Le College of Policing et le NPCC ont également conclu que le cadre actuel conduisait trop souvent la police à gérer des propos en ligne qui ne devraient pas relever d’une enquête pénale.

Le communiqué précise également que ces nouvelles règles visent à mieux protéger la liberté d’expression légale, tout en permettant à la police d’intervenir lorsqu’il existe un risque réel pour la sécurité ou pour l’ordre public.

Et c’est précisément là que réside, avant tout, la victoire : dans un pays où la liberté d’expression est de plus en plus menacée, on peut espérer un revirement de la situation, porté notamment par des institutions comme la police, confrontées aux limites et parfois au ridicule de certaines décisions politiques, même si le gouvernement actuel semble déterminé à imposer son discours et son idéologie sur l’ensemble des plateformes.

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