En Écosse, dans la ville de Dumfries, des collégiennes ont reçu des alarmes de sécurité personnelles après avoir réalisé plusieurs signalements à la police concernant la présence insistante de migrants hébergés dans un hôtel voisin, avec des allégations de photos prises sans consentement et de présence répétée à proximité de l’école.
Une enquête aurait été menée par Police Scotland après un signalement évoquant « deux hommes agissant de manière suspecte », mais aucun acte criminel n’avait été identifié à ce stade. La police a arrêté un homme de 19 ans, avant de le relâcher sans inculpation. Par la suite, la police locale aurait décidé de distribuer des dispositifs de sécurité : au moins deux adolescentes ont ainsi reçu des conseils de prévention ainsi que des alarmes personnelles.
L’affaire autour de l’hôtel où seraient logés les migrants fait écho aux tensions qu’a connues le pays l’année dernière, avec des protestations autour de ces hôtels accueillant des migrants dans plusieurs régions. Ces tensions ont notamment été alimentées par des faits divers impliquant des migrants logés aux frais du gouvernement, comme l’affaire du Bell Hotel à Epping (Essex), où un résident, Hadush Gerberslasie Kebatu, a été arrêté puis inculpé pour l’agression sexuelle d’une adolescente de 14 ans.
Dans un pays connaissant l’une des pires crises du logement de son histoire récente, les pouvoirs politiques privilégient la protection des migrants au détriment des habitants confrontés à une insécurité croissante dans les zones situées à proximité des hôtels d’accueil.