Cérémonie des Jeux d’hiver de Milan : une célébration sobre et culturelle à l’opposé de Paris 2024

Le 6 février 2026, à 20 heures, au stade San Siro de Milan, s’est ouverte l’édition 2026 des Jeux olympiques d’hiver. La cérémonie d’ouverture, centrée sur les traditions, la sobriété et l’élégance, a fortement contrasté avec celle des Jeux olympiques de Paris, qui avait suscité de vives réactions à travers le monde en raison de scènes militantes woke, de revendications LGBT, de la présence de drag queens, de « trouples » et de performances provocatrices.

La cérémonie italienne était dirigée par Marco Balich, déjà responsable de seize cérémonies majeures, dont celles de Salt Lake City 2002, Turin 2006 et Rio 2016. Organisée simultanément à Milan et sur trois autres sites du nord de l’Italie, cette ouverture avait pour thème central l’harmonie et assumait un choix fort : la mise en avant de la culture italienne sous ses formes les plus classiques et universelles, mêlant ballet, opéra, design, mode, cinéma et art contemporain.

Le choix des artistes reflétait cette volonté de célébrer la dimension mondiale de l’événement tout en conservant la sobriété, le beau et le classicisme au cœur du spectacle. La cérémonie a ainsi réuni Lang Lang, pianiste chinois de renommée internationale, Mariah Carey, qui a interprété un morceau en italien, ainsi qu’Andrea Bocelli, symbole de l’excellence lyrique italienne. Elle a également été marquée par la présence de soldats de la garde portant le drapeau et par l’interprétation de l’hymne national sur quatre sites répartis à travers le pays, renforçant la dimension solennelle et fédératrice de l’événement.

Cette cérémonie milanaise tranche nettement avec celle organisée pour Paris 2024 par Thomas Jolly, metteur en scène connu pour son engagement militant LGBT. Déjà, lors du Festival d’Avignon 2018, il avait programmé des représentations revendiquant explicitement ces thématiques, notamment à la tête du Théâtre de Caen.

Pour les Jeux de Paris 2024, la cérémonie d’ouverture avait fait le choix assumé de représenter la diversité sociale, ethnique et de genre de la France « contemporaine ». Corps non normés, drag queens, mannequin transgenre, diversité ethnique : l’objectif affiché était de susciter un sentiment de fierté, non pas nationale au sens classique, mais une fierté redéfinie comme celle de vivre dans une société pluraliste, laïque et ouverte.

Le résultat fut un spectacle militant, conçu pour provoquer, avec des revendications LGBT affichées et un message moqueur envers les croyants chrétiens du monde entier. La séquence la plus controversée fut la parodie drag LGBT et trans de la scène du Dernier Repas de Jésus, qui a suscité une indignation internationale. En 2025, Thomas Jolly a reçu le Tolerantia Award, décerné par SOS Homophobie, pour son « engagement contre les LGBTIphobies » et pour la « visibilité » accordée à ces thématiques lors des Jeux olympiques de Paris 2024.

Cette cérémonie de Milan constitue un symbole d’espoir pour les événements sportifs et culturels mondiaux, démontrant que le beau et la diversité peuvent encore être célébrés sans chercher à choquer, provoquer ou militer, mais dans le respect des traditions et de la culture.

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