Le gouvernement canadien finance le développement de la production de viande halal à hauteur de 25 millions de dollars canadiens

Le gouvernement canadien a lancé un programme de financement destiné au développement du secteur halal et casher, un dispositif officiel relevant de l’agence Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Doté d’un budget global de 25 millions de dollars canadiens répartis sur deux exercices fiscaux, 2025–2026 et 2026–2027, ce programme entrera en vigueur le 1er septembre 2026 et prévoit un financement pouvant atteindre 2 millions de dollars canadiens par projet.

Officiellement, le programme a pour objectif d’aider le secteur canadien de la viande rouge à surmonter les contraintes spécifiques liées aux exigences religieuses de l’abattage islamique et judaïque, d’améliorer la productivité et de renforcer le bien-être animal avant l’abattage. Une justification pour le moins ironique, s’agissant de techniques de production rituelles pourtant largement connues pour la violence de leurs pratiques d’abattage, et qui s’inscrit avant tout dans la volonté de répondre à la demande croissante de produits halal au Canada.

Le programme s’adresse aux abattoirs disposant déjà d’une certification halal ou casher, ou capables de démontrer leur aptitude à l’obtenir. Parmi les projets récemment financés figure celui d’Atlantic Beef Products Inc., situé à l’Île-du-Prince-Édouard. Annoncé le 9 janvier 2026, ce soutien s’élève à 2,26 millions de dollars canadiens. Le directeur général, Russ Mallard, a indiqué que cet investissement devait permettre à l’entreprise de répondre plus efficacement à la croissance du marché halal et d’offrir aux consommateurs une garantie renforcée quant au respect de normes halal strictes.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre plus large de la politique fédérale dite Buy Canadian, dont l’objectif affiché est de privilégier les fournisseurs nationaux dans les marchés publics, de renforcer l’économie domestique et de réduire la dépendance du pays aux importations de viande halal et casher.

Cette stratégie fédérale intervient pourtant après des décisions politiques fortes, notamment au Québec, où le gouvernement a choisi d’interdire les aliments halal et casher dans les institutions publiques. Elle illustre, une fois de plus, la volonté du pouvoir fédéral de soutenir des projets à caractère religieux et politique et de les imposer pour des raisons idéologiques à l’ensemble des régions du pays, y compris à celles qui s’y opposent explicitement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *